Le documentaire met en lumière la réalité souvent invisible des jeunes et jeunes adultes (enfants, frères, sœurs, conjoints ou amis) qui partagent le quotidien d’une personne vivant avec un trouble de santé mentale. Au Québec, on estime qu’un jeune sur cinq est confronté à cette situation. Le film cherche à briser leur isolement, à les encourager à demander de l’aide et à transformer le regard de la société sur ces proches aidants qui portent de lourdes responsabilités de manière précoce.
Le documentaire intègre les interventions de professionnels, notamment Gabrielle Brind’Amour (L’Accolade Santé mentale). Elle y décortique le phénomène de « parentification » ou de responsabilisation excessive, où le jeune assume naturellement les rôles laissés vacants par le parent malade. Le film démontre que le véritable rétablissement de l’entourage survient lorsque chacun réussit à se détacher de la culpabilité pour reprendre la responsabilité de sa propre vie et de son propre bonheur.